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Un taux d’adhésion de 45% à une plateforme d’innovation participative ? Yes, we « Jump » !

L’initiative portée par BNP Paribas CIB nommée « Jump », permet à l’intelligence collective de faire émerger les meilleures idées en révélant des innovateurs et une communauté d’experts en interne.

 

Jérôme Dubois, Innovation Manager chez BNP Paribas CIB,  nous parle de « Jump »

Son idée de base est de répartir le travail d’analyse des innovations sur un maximum de personnes et d’impliquer l’innovateur.

Il constate aussi qu’il existe une triple problématique liée à l’idée d’innovation en entreprise :

  • Les collaborateurs ont d’excellentes idées, mais ne souhaitent pas en parler de peur de perdre la paternité de l’idée
  • Le middle management n’a pas d’intérêt direct à ce que ses équipes perdent du temps sur l’innovation
  • Les responsables Innovation n’ont pas assez de temps pour animer les communautés, et donner du feedback aux innovateurs

Pour répondre à ce triple enjeu, Jérôme Dubois et son équipe ont mis en œuvre une plateforme accessible à tous les collaborateurs.

Le processus « Jump »

A la première connexion, ils indiquent leurs domaines de compétences et leurs centres d’intérêts. Lorsqu’une idée est déposée, 50 experts sont détectés automatiquement. Les experts et les innovateurs ont accès à une plateforme de travail pendant 10 jours. Au bout de 10 jours, l’innovateur doit décider s’il continue ou il arrête sa démarche, en fonction des feedbacks qu’il a pu recevoir. S’il choisit de poursuivre, il finalise son dossier pour un envoi au comité d’évaluation, constitué du COMEX.

La clé de la réussite est l’anonymat

« Le taux d’adhésion est de 45% grâce à l’anonymat, alors qu’il est de moins de 20% pour un Réseau Social d’Entreprise classique, dont le moteur est, à l’inverse de Jump, la valorisation par l’identité numérique »                   Jérôme Dubois, Innovation Manager chez BNP Paribas CIB

Cette mécanique, inspirée par le système de publication des revues scientifiques,  favorise la critique positive.

D’une part, les experts ne peuvent pas s’appuyer sur leur réputation, et doivent donc argumenter leurs remarques, d’autre part, les innovateurs réagissent de manière plus positive à la critique, car elle n’est pas perçue comme personnelle. L’anonymat permet aussi d’éviter l’autocensure des salariés, qui peuvent proposer plus facilement des idées « out of the box ». Enfin, l’anonymat garantit une plus large participation des collaborateurs.

Mathieu Toulemonde 9 posts

Diplômé de l'ESC Grenoble, spécialisé en "Management de l'Innovation", et passionné d'entrepreneuriat, j'accompagne les entreprises qui souhaitent adopter une démarche d'innovation participative et/ou d'open innovation.

Dans le cadre d'Agorize, j'appuie les entreprises sur leurs problématiques d'innovation, en mettant en place des challenges d'innovation participative auprès de communautés bien définies : collaborateurs, clients, étudiants, développeurs.

mathieu@agorize.com

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